Vendredi 11 novembre 2011
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Tout le monde le sait : « l’été, une personne en vêtement noir a plus chaud
qu’une autre portant des habits blancs ». Une expérience simple permet de vérifier cela.
Protocole :
Matériel : une source intense de lumière, trois thermomètres, une
bandelette de papier noir, une bandelette de papier blanc.
Mode opératoire :
· Prévoir
où sera la surface éclairée par la source de lumière.
· Sur
cette surface, fixer un premier thermomètre.
· Prendre
un second thermomètre et lui coller une bandelette de papier ; le fixer à côté du premier thermomètre de manière que la bandelette de papier soit comprise entre la source de lumière et le
thermomètre.
· Prendre
le dernier thermomètre et lui coller l’autre bandelette de papier ; le fixer comme précédemment.
· Allumer
si besoin la source de lumière et noter les observations.
Remarques préalable à l’expérience proposée :
La source de lumière utilisée est un rétroprojecteur dont le cache supérieur est ouvert au maximum afin que la lumière ne
revienne pas vers les thermomètres. La vitre correspond à la surface éclairée sur laquelle sont posés les thermomètres. A 0,1°C près, les trois thermomètres indiquent la même température au début de l’expérience. La température d’un objet correspond à son
énergie thermique. Dans cette expérience, il est clair que les thermomètres mesurent la température de l’air environnant. Cependant, ce dernier dépend de la chaleur qu’il reçoit des bandelettes
de papier.
Observations :
Au départ, la température du thermomètre seul augmente le plus rapidement. Au bout de quelques minutes, le thermomètre collé à
la bandelette de papier noir indique une température bien supérieure. La température du troisième thermomètre (papier blanc) augmente mais reste toujours la plus faible.
Conclusions :
1. D’après le thermomètre seul, la vitre
chauffe. Son énergie thermique augmente.
2. Le papier blanc diffuse (en grande partie)
la lumière qu’il reçoit. Son énergie thermique augmente moins que celle de la vitre car le papier blanc constitue un obstacle supplémentaire par rapport à la vitre seule.
3. Le papier noir absorbe (toute) la lumière
qu’il reçoit. Malgré l’obstacle du papier, son énergie thermique augmente car il transforme l’énergie de la
lumière en énergie thermique.
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Vendredi 11 novembre 2011
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En 1772, le français A. L. de Lavoisier (1743-1794), a présenté trois mémoires à l'Académie Royale des Sciences. Deux d’entre
eux concernaient la destruction d'un diamant au foyer d'une lentille.
Il réalise des expériences, puis observe et enfin réfléchit à de nouvelles expériences. Il conclut qu’un diamant est un
combustible et qu’il réagit uniquement avec une partie de l’air en produisant un gaz qui trouble l’eau de chaux.
Comme le diamant noircit, il essaie de vérifier que ce dernier est lié au charbon avec plus ou moins de succès.
Par comparaison entre les deux combustions, il déduit qu’il s’agit de deux combustions semblables.
Sa dix-huitième expérience s’intitule : « combustion et évaporation du charbon, dans l’air commun, sous une
cucurbite de verre, renversée dans du mercure ».
Bibliographie :
Lavoisier A. L. de (1772), « Second
mémoire sur la destruction du diamant » dans Histoire de l’Académie Royale des sciences, Paris, p. 591-616.
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Mercredi 9 novembre 2011
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La formule de l’énergie cinétique d’un objet en mouvement de translation est facile à utiliser. Par contre,
pour un mouvement de rotation, il est difficile de connaître la vitesse. En effet, la longueur d’un arc de cercle est difficilement mesurable par rapport à la longueur d’un segment.
Par exemple, une toute petite bille de masse m est attachée à un bout d’une longue ficelle de longueur L (Fig. 1). L’autre extrémité de la ficelle est maintenue par la main (immobile). En gardant la ficelle tendue, la bille est lâchée et elle
parcourt un arc de cercle de longueur d
Pour déterminer sa vitessev , il faut connaître la longueur de l’arc de cercle parcourue par la bille et c’est assez compliqué expérimentalement. Il est
plus simple de mesurer l’angle α correspondant avec un rapporteur. La durée t du parcours reste facilement mesurable avec un chronomètre.
En convertissant l’angle pour qu’il n’est plus d’unité (angle converti, Α ), il est possible de calculer la longueur de l’arc de cercle, puis la vitesse et enfin l’énergie cinétique de la toute petite bille en
rotation (calculs).
Son énergie cinétique est alors :
Ec=1/2×(m×L2)×(A/t)2.
Les opérations mises entre parenthèses correspondent à des notions mathématiques qui ont une explication physique. La première
parenthèse concerne l’inertie, c’est-à-dire la résistance de l’objet à un changement, et la seconde porte sur la vitesse d’un angle.
Par ressemblance avec la formule de l’énergie cinétique dans le cas général, l’énergie
cinétique Ec (exprimée en joule, J) d’un tout petit objet (ou de n’importe quel objet) en rotation
est alors égale à la moitié du produit entre son moment d’inertie I (exprimé en kilogramme-mètre
au carré, kg.m2 ) et le carré de sa vitesse angulaire ω (exprimée en inverse de la seconde,
/s).
Ec=1/2×I×ω2.
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Jeudi 3 novembre 2011
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A partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, Christian
Huygens (1629-1695), néerlandais, travaille sur les collisions entre deux et plusieurs balles. Dans son étude de ces phénomènes, il montre un intérêt particulier pour le produit de la masse d'une
balle et du carré de sa vitesse. A partir de quelques hypothèses, il propose des démonstrations mathématiques à ses observations expérimentales.
Voici sa onzième proposition traduite du latin : "Dans le cas de deux corps qui se rencontrent, ce que l'on obtient en
prenant la somme de leurs grandeurs multipliées par les carrés de leurs vitesses sera trouvé égal avant et après la rencontre [...]".
Bibliographie : Huygens C.
(1652-1654), "sur le mouvement des corps par percussion" dans Oeuvres complètes de Christian Huygens, Société hollandaise des sciences,
tome 16, La Haye, 1937, p. 72.
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Vendredi 21 octobre 2011
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En 1820, André-Marie Ampère (1775-1836), français,
a différencié deux sortes d'électricité : la tension électrique entre deux extrémités séparées par un isolant et le courant électrique quand un circuit contenant une pile est fermé par des
conducteurs. Il a donné les effets montrant la différence entre les deux [1].
Bibliographie :
[1] Ampère (1821), "Mémoires présenté
à l'Académie des sciences" dans les annales .
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